
Commissaires de Justice
Garantir l’exécution des décisions judiciaires et la sécurité juridique des transactions
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Rôle
Le commissaire de justice est un officier public et ministériel né de la fusion des professions d’huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire. Il est responsable de l’exécution des décisions judiciaires et des titres exécutoires, de la signification des actes, de la réalisation des constats et de l’organisation des ventes judiciaires. Il garantit ainsi l’effectivité des décisions de justice et la sécurité juridique des transactions
Fiche métier
Missions principales
Les missions principales du commissaire de justice sont les suivantes :
Exécution des décisions de justice :
- Saisies : procéder à des saisies mobilières, immobilières et sur comptes bancaires pour recouvrer les créances.
- Expulsions : mettre en œuvre les décisions d’expulsion.
- Recouvrement de créances : assurer le recouvrement judiciaire et amiable des créances
Signification des actes judiciaires et extrajudiciaires :
- Actes judiciaires : signifier les sommations, mises en demeure, assignations et autres actes de procédure aux parties concernées.
- Actes extrajudiciaires : notifier des sommations de payer, des congés d’habitation et autres actes extrajudiciaires.
Constats :
Dresser des procès-verbaux de constats, qui servent de preuves matérielles dans divers contextes judiciaires et extrajudiciaires, tels que des états des lieux par exemple.
Ventes aux enchères publiques :
Planifier et diriger les ventes de biens saisis ou ordonnées par la justice. Ces ventes permettent de réaliser les actifs saisis afin de satisfaire les créanciers.
Compétences et qualités personnelles
Le commissaire de justice doit posséder diverses compétences et qualités personnelles pour mener à bien ses missions :
Compétences techniques et juridiques
Maîtrise du droit : avoir une connaissance approfondie des règles de droit afférentes aux procédures judiciaires, aux techniques de recouvrement de créances, aux ventes aux enchères publiques et aux constats.
Capacités d’analyse et de recherche : être capable d’interpréter les lois et les règlements, et d’appliquer ses connaissances juridiques aux situations spécifiques rencontrées dans l’exercice du métier.
Rédaction et précision : rédiger les actes et les procès-verbaux avec rigueur, en veillant à ce que chaque document soit incontestable d’un point de vue factuel et juridique.
Compétences organisationnelles et de gestion
Organisation et gestion du temps : pouvoir gérer plusieurs dossiers simultanément, tout en respectant les délais légaux.
Compréhension des enjeux économiques : saisir les aspects économiques et financiers des dossiers traités, notamment lors des ventes aux enchères et des recouvrements de créances.
Compétences en communication
Communication écrite et orale : savoir expliquer clairement les procédures aux clients, négocier avec les parties prenantes et communiquer de manière efficace dans toutes les interactions professionnelles.
Empathie et écoute : comprendre les besoins et les préoccupations des clients, et fournir des conseils adaptés et personnalisés.
Qualités personnelles
Résilience et adaptabilité : savoir gérer le stress lié aux situations conflictuelles et aux charges de travail importantes, et s’adapter à des évolutions législatives et réglementaires permanentes.
Intégrité et impartialité : maintenir une éthique professionnelle rigoureuse, en faisant preuve d’honnêteté et d’équité dans toutes les transactions et procédures.
Diplomatie et autorité : savoir faire preuve d’autorité pour faire respecter les décisions de justice tout en étant diplomate pour gérer les situations conflictuelles.
Sens de la psychologie : être capable de comprendre les motivations et les comportements des personnes impliquées dans les procédures judiciaires, compétence déterminante dans la résolution des litiges.
Formation et accès au métier
Pour exercer en tant que commissaire de justice, une formation consistante doit être suivie.
Formation initiale :
Un Master 2 en droit ou un diplôme équivalent est nécessaire.
Les candidats doivent ensuite réussir l’examen d’entrée à l’Institut national de formation des commissaires de justice (INCJ). La formation dure deux ans et comprend des cours théoriques ainsi qu’un stage pratique en alternance dans une étude de commissaire de justice. Ce stage permet de mettre en pratique les connaissances acquises et de se familiariser avec le métier.
A la fin de la formation, les candidats passent un examen pour obtenir le certificat d’aptitude à la profession de commissaire de justice, indispensable pour exercer.
Formation continue :
Les commissaires de justice sont tenus de suivre une formation continue obligatoire de 20 heures par an ou 40 heures sur deux ans. Cette formation permet de maintenir à jour les connaissances et de s’adapter aux évolutions législatives et réglementaires.
Salaire des commissaires de justice
La rémunération des commissaires de justice varie en fonction de différents facteurs, en particulier leur statut (salarié ou collaborateur) et leur localisation.
Commissaire de justice salarié :
Selon la convention collective nationale des commissaires de justice, le salaire minimum d’un commissaire de justice salarié est d’environ 2600 € bruts par mois pour les assistants spécialisés. Il peut atteindre 4 250 € bruts par mois pour les cadres.
Commissaire de justice collaborateur :
Un collaborateur, qui travaille à titre libéral au sein d’une structure existante, perçoit généralement entre 1 800 € et 2 500 € hors taxes par mois, en fonction du volume de travail et des actes effectués.
Perspectives d’évolution
Les perspectives d’évolution pour les commissaires de justice varient en fonction de leur statut et de leur expérience, mais plusieurs voies peuvent être envisagées :
Progression au sein de l’étude
Les commissaires de justice peuvent évoluer en prenant de plus en plus de responsabilités au sein de leur étude. Il peut s’agir de la gestion de dossiers plus complexes, la supervision d’autres collaborateurs ou la spécialisation dans des domaines spécifiques tels que les ventes aux enchères ou les constats.
Création ou reprise d’une étude
Après avoir acquis suffisamment d’expérience, un commissaire de justice peut décider de créer sa propre étude, ce qui lui offrira plus d’autonomie et des opportunités financières accrues.
Rachat de parts
Une autre option consiste à racheter des parts d’une étude existante. Associé, il sera intéressé aux bénéfices de l’étude en même temps qu’il supportera la responsabilité de sa gestion.
Diversification des activités
Les commissaires de justice peuvent également diversifier leurs activités en offrant des services supplémentaires tels que l’administration de biens ou la médiation de litiges. Ces activités permettent d’élargir leur base de clients et de stabiliser leurs revenus.
Certains commissaires de justice choisissent de s’impliquer dans des institutions représentatives telles que la Chambre nationale des commissaires de justice. Cette implication peut offrir de nombreuses opportunités : contribuer à l’évolution de la profession, participer à des réformes législatives ou jouer un rôle de mentor pour les nouveaux entrants dans la profession par exemple.
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